Adriana Karembeu, Entre spontanéité et sincérité !

Fine mouche, sincère et intelligente, Adriana Karembeu est bien loin de l’image de poupée de papier glacé qu’on a tendance à lui coller sur le dos. En interview, non seulement, l’ambassadrice de la Croix Rouge est jolie comme un cœur mais, en plus, elle est généreuse et attachante.

LCL : Qui est Adriana Karembeu aujourd’hui ? Est-elle apaisée ou encore en recherche ?

Adriana Karembeu : Je pense qu’elle a grandi, c’est une femme maintenant ! Avec l’âge, on trouve notre place, nous, les femmes. Je suis mieux dans ma peau, aussi dans mon travail, même si toutes mes activités sont un peu éclectiques. Je ne choisis que quelques causes ou certaines activités mais je les fais à cent pour cent. J’ai dépassé tous mes objectifs, je n’avais jamais rêvé de faire le métier que j’ai fait. Aujourd’hui, je vois les choses avec un certain recul. Avant, j’avais l’impression de vivre ma vie un peu en parallèle… J’aime faire les choses qui me font plaisir et j’essaie aussi de me rappeler que la vie est très courte. J’essaie de profiter de l’instant.

Votre pays d’origine est un de vos ports d’attache mais quel lien avez-vous avec la France

La Slovaquie reste le pays où je suis née, où j’ai vécu mon enfance, où vivent encore mes parents. La Slovaquie, c’est mon pays mais la France aussi quelque part car la France m’a élevée. Je suis devenue ce que je suis aujourd’hui grâce à la France et aux Français qui m’ont adoptée. Ils m’ont donné beaucoup d’opportunités et de reconnaissance. J’ai vécu dans ce pays, j’y ai vécu avec mon mari, à travers ses exploits avec l’équipe de France à la Coupe du Monde. Tout cela, ce sont des liens avec la France et j’aime ce pays profondément.

Vous considérez-vous comme une ambassadrice de la Slovaquie ?

Ils m’ont donné un titre honorifique. Ils ont écrit quelque part que j’étais la personnalité slovaque la plus connue au monde depuis Stefanik, une figure de notre histoire déjà très ancienne ! C’est un grand honneur !

Quel regard portez-vous son évolution aujourd’hui ?

Quand il y a eu la révolution en 1989, j’avais dix-huit ans, j’étais à Prague, je l’ai vécue, je l’ai faite, j’étais contente mais même si j’ai vécu dans le système la moitié de ma vie, je n’étais pas encore adulte alors je n’ai pas vraiment compris les réels problèmes, je n’ai ressenti que les manques matériels. Je n’ai pas ressenti le manque de liberté. Mes parents auraient pu se plaindre de ça mais moi, j’étais encore trop gamine pour m’en rendre compte. Je suis contente d’avoir pu partir à dix-huit ans car j’ai pu faire ma vie différemment. Pour mes parents, ce n’est pas pareil. C’est trop tard, c’est une génération un peu perdue. Je suis contente d’avoir pu vivre ces choses pleinement et de pouvoir avoir un regard différent. Même avec les personnes du même âge que moi qui vivent encore en Slovaquie, je sens une différence. C’est bizarre. Pourtant, avec des personnes d’origine russe avec qui je communique, ou d’Ukraine, ou de l’ancien bloc communiste, on est liées quelque part, c’est hallucinant ! Il y a une espèce de vécu qui nous lie qui fait que c’est comme si on était frères et sœurs. Notre vision sur le monde est tellement pareille. Il y a un truc qui  nous lie, c’est dingue !

Auriez-vous aimé continuer une carrière dans le cinéma, après les trois ou quatre films que vous avez déjà tournés ?

J’ai quelques propositions et j’espère que cette année, je vais pouvoir le faire. J’adore le processus d’apprendre, de tenter de devenir quelqu’un d’autre. Ça me tente depuis que je suis toute petite, je m’en souviens très bien. C’est un changement intérieur qui me plaît et qui m’excite beaucoup. Si jamais j’ai encore une opportunité pour le faire, je le ferai avec plaisir !

INTERVIEW ECLAIR :

LCL : Quel type de femme êtes-vous ?
Adriana Karembeu : Aimante… ça se dit aimante ?

Quel est votre principal très de caractère ?

Perfectionniste mais ce n’est pas forcément bien…

Quelle est votre couleur préférée ?

Blanc, ce n’est pas une couleur mais c’est ce que je préfère…

A quel l’instant où vous êtes vous dit : « ça y est j’ai réussi ! » ?

Quand j’ai descendu les marches de la piazza di Spania à Rome lors d’un défilé où défilaient les plus belles créations et les plus belles femmes du monde. Là, vraiment, il y a eu un déclic.

Un truc de séduction qui marche à tous les coups ?

Hou, il y en a plein ! Il suffit de tellement peu ! Tout est dans la subtilité !

Combien d’heures de sport par semaine ?

Tous les jours, un peu de yoga et pilates, pas beaucoup, mais tous les jours. Et je marche à mort !

Votre restaurant préféré ?

Le « Père Claude » à Paris pour le foie gras ! Et les « Jimmy’s » pour les œufs Bénédicte, mon plat préféré !

Un aliment que vous détestez ?

Les oursins.

La destination idéale pour un weekend ?

J’aimerais bien rester chez moi le weekend, ne partir nulle part…

Un rêve à accomplir ?

Un enfant.

Votre film préféré ?

Le Barbier de Sibérie, il y a cet homme qui fait tellement de chose par amour. C’est juste beau à voir…

Le talent que vous aimeriez avoir ?

J’aimerais bien avoir un talent tout court ! J’aimerais bien écrire ou peindre…

Votre geste écolo ?

En Slovaquie, j’ai été élevée avec des gestes écolos. Fermer l’eau du robinet quand on se lave les dents, couper les lumières quand on quitte une pièce…

Ce que vous regardez en premier chez un homme ?

Mon ex-mari, la première fois que je l’ai vu, il était de dos, sa posture et le mouvement de ses cheveux… Les mains aussi, c’est très important, les mains !

Chez une femme ?

Je regarde une femme dans son ensemble… Une jolie femme, parce que c’est beau tout simplement…

L’accessoire indispensable ?

Je ne suis pas très obsédée par les chaussures ou les bijoux… Ce n’est pas mon truc…

Que faites-vous en cas de coup de blues ?

J’appelle quelqu’un.

Une phobie ?

Les araignées, les cafards…les insectes…

Votre gros mot favori ?

En français, p… ou m… Dans ma propre langue, je ne pourrais pas jurer, je n’arriverais pas…

Cigale ou fourmi ?

Fourmi !

La chanson qui vous met de bonne humeur ?

Bryan Ferry, Slave to Love, Avalon

Un cadeau que vous aimeriez recevoir ?

Je ne veux pas de cadeau, sincèrement, je n’ai besoin de rien. Quoique un diamant de sept carats, c’est toujours bien venu ! (rires)

Un mot d’encouragement ?

Allez, vas-y, amuse-toi !




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