Helena Noguerra, quand âme et talent riment sans besoin d’argent…

A Luxembourg, ceux qui ne la connaissaient pas encore ont
découvert Helena la chanteuse lorsqu’elle a animé la soirée de
clôture du festival international du film Diractors. Voix grave pour
un registre de choix : les plus belles chansons célébrant New York,
interprétées sans autre accompagnement que le son d’une guitare
et sa douce voix…

Quelques semaines plus tard, elle revenait en comédienne pour
donner chair à une de ces femmes élégantes que l’on voit de temps
de temps arpenter les artères chics ou les expositions d’art
contemporain des plus grandes capitales… Au théâtre des
Capucins, dans la pièce de Jean-Louis Bauer « Le Roman d’un
trader » ou la stigmatisation de l’arrogance des places financières,
elle interprète « Julie », cette épouse d’un grand banquier qu’elle
décrit elle-même comme « une femme qui semble vénale, qui

s’intéresse à l’art et qui prend son mari pour une « planche à
billet »… » Quand on lui pose la question de savoir si elle a des

points communs avec son dernier personnage, elle répond sans
concession :  » Oh je ne sais pas. Je n’en vois pas beaucoup. Je n’ai

jamais aimé les hommes d’argent. Je trouve qu’il leur confère une
sorte de pouvoir qui me déplaît, un rapport au monde et aux
femmes que je trouve souvent autoritaire. Bien entendu, il est
stupide de généraliser mais disons que ceux que j’ai rencontrés
m’ont donné une impression de distance quant à mes
préoccupations premières. Je préfère les poètes…. Pour revenir au
rôle, c’est justement parce que je ne connais pas ce genre de
femme que cela m’a plu. Interpréter une énergie, une idéologie
éloignée de vous donne des circonstances atténuantes à des êtres
qui vous semblent parfois vains…. »

Un monde qui est à l’opposé de son univers, elle qui n’évolue
absolument pas dans les milieux fortunés… Cependant, Helena a
quand même quelques idées sur les femmes vénales : « J’espère

que cela est désormais obsolète. Depuis belle lurette les femmes

se sont libérées! Elles sont indépendantes et libres! En tout cas je
le suis et je prêche pour que mes « consoeurs » le soient ! » Même si,

selon elle, il y a de la fragilité en Julie comme dans tout être.


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